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Comment la proposition de loi renforcerait-elle la lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales ?

Comment la proposition de loi renforcerait-elle la lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales ?

Publié le : 21/10/2026 21 octobre oct. 10 2026

La lutte contre les violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales fait l’objet d’une proposition de loi transpartisane adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 13 octobre dernier. Cette réforme globale, qui concerne notamment la justice, la protection de l’enfance, la santé et le travail, doit encore être examinée par le Sénat avant toute adoption définitive.

Comment la proposition de loi renforcerait-elle la répression des violences ?

Le texte prévoit une classification pénale commune des violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales ainsi qu’une clarification de la qualification des infractions incestueuses. Il aggraverait les sanctions applicables à certains crimes sexuels et étendrait le mécanisme de prescription glissante aux victimes majeures.

Les violences numériques seraient davantage prises en compte, notamment lorsque des contenus sexuels générés par intelligence artificielle sont diffusés sans consentement. La réponse institutionnelle reposerait également sur des unités d’enquête et des juridictions spécialisées. Des formations dédiées et un socle minimal d’actes d’enquête compléteraient ce dispositif.

Comment les droits des victimes et la protection des enfants évolueraient-ils ?

Les victimes pourraient déposer plainte dans un établissement de santé, être accompagnées par un avocat et recevoir une information régulière sur l’enquête. Les confrontations avec les personnes mises en cause seraient limitées. La proposition reconnaît par ailleurs la victimisation secondaire, entendue comme les souffrances supplémentaires résultant d’une prise en charge inadaptée.

Pour les enfants, un entretien individuel obligatoire serait organisé pendant la scolarité afin de détecter d’éventuelles violences. Il deviendrait annuel à compter de 2032. Chaque établissement disposerait d’un référent spécialisé, tandis que l’assistance juridique des mineurs victimes serait intégralement prise en charge.

Quand les mesures professionnelles, médicales et budgétaires s’appliqueraient-elles ?

Les employeurs devraient intégrer ces violences à l’évaluation des risques professionnels, consolider les procédures de signalement et prévenir les représailles. Dans le secteur médical, le consentement explicite serait mieux encadré pour les examens intimes. Dans certaines situations graves précisément définies, les professionnels de santé pourraient effectuer un signalement sans l’accord de la victime.

Le financement prévu atteindrait 3 milliards d’euros par an entre 2027 et 2032 pour la prévention, les enquêtes, la justice et l’accompagnement. Une autorité indépendante évaluerait l’efficacité des mesures. Leur entrée en vigueur demeure toutefois subordonnée à la poursuite de la procédure législative, leur effectivité dépendant des moyens humains et financiers mobilisés.

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